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Embiid est de retour : Un seul homme peut-il sauver les espoirs de playoffs des Sixers ?

Par Jordan Williams · Publié le 2026-03-26 · Joel Embiid revient d'une élongation des obliques alors que les 76ers accueillent les Bulls

Joel Embiid a trotté sur le terrain du Wells Fargo Center mercredi soir, une scène que les fans des Sixers n'avaient pas vue depuis le 29 mars. Le pivot était de retour, 13 matchs après avoir subi une élongation des obliques droits contre les Nuggets. Il a terminé avec 24 points, 8 rebonds et 3 passes décisives en 23 minutes, semblant un peu rouillé mais toujours dominant lors de la victoire 106-94 contre les Bulls. C'était un bon début.

Les Sixers avaient désespérément besoin de lui. Ils ont affiché un bilan de 6 victoires pour 7 défaites en son absence, une période qui les a vus passer de la première place de l'Est à la lutte pour l'avantage du terrain au premier tour. Tobias Harris, Dieu le bénisse, a essayé de porter le fardeau, avec une moyenne de 22,5 points et 7,1 rebonds pendant cette période. Tyrese Maxey a montré des éclairs, marquant 33 points contre les Raptors le 14 avril. Mais sans Embiid, les Sixers ne sont qu'une collection de bons joueurs. Avec lui, ils sont des prétendants.

L'effet Embiid

En toute franchise : Embiid change tout. Avant sa blessure, les Sixers affichaient un bilan de 39-17, une menace légitime pour remporter la Conférence Est. Il tournait à 33,1 points, 10,2 rebonds et 4,2 passes décisives, réalisant une saison digne du MVP. Son évaluation offensive était de 120,3, un record en carrière. Le net rating de l'équipe avec lui sur le terrain était de +11,2, contre -2,7 lorsqu'il était sur le banc. Ce ne sont pas que des chiffres ; ce sont les clés d'un championnat.

Son retour contre Chicago n'a pas été parfait. Embiid a tiré à 7 sur 17 depuis le terrain, manquant quelques paniers faciles qu'il convertit habituellement. Il a semblé un peu lent en défense par moments, bien que sa seule présence ait toujours dissuadé Nikola Vucevic, qui a tiré à 6 sur 16. Le fait est que cela va prendre du temps. Une élongation des obliques n'est pas une entorse de la cheville. Cela affecte la force du tronc, le mouvement de tir et l'explosivité générale. Doc Rivers devra gérer ses minutes avec prudence au cours des prochaines semaines, surtout avec un match consécutif à venir.

Parcours en playoffs

Les Sixers affichent un bilan de 45 victoires pour 24 défaites avec sept matchs restants. Ils se battent avec les Celtics (46-23) et les Cavaliers (46-27) pour la 2e place. Chaque match compte. Remettre Embiid en forme et le réintégrer dans l'attaque est la priorité absolue. James Harden, qui a réalisé 15 passes décisives contre les Bulls, bénéficie immensément de la présence d'Embiid, tout comme les shooteurs comme De'Anthony Melton. Le flux offensif de l'équipe est tout simplement meilleur.

Voici le problème : je pense que les Sixers sont à un an. Embiid est phénoménal, un talent générationnel. Mais cette équipe, même avec Harden, manque encore de la régularité du scoring secondaire et de la ténacité défensive pour dépasser Milwaukee ou Boston dans une série en sept matchs. Ils passeront le premier tour, probablement même le second. Mais les finales de conférence seront leur plafond cette année.

Les Sixers s'assureront la 3e place à l'Est, juste en deçà de l'avantage du terrain au deuxième tour.