Le Miami Heat arrive à Houston mardi soir après trois défaites consécutives, une glissade qui semble bien plus longue que quelques matchs quand on les regarde jouer. Ils sont à 38-32, tenant à un fil dans la course aux playoffs de la Conférence Est, et franchement, ils ont l'air fatigués. Cette défaite 107-104 contre les Sixers lundi, où Kelly Oubre Jr. a marqué 30 points, a été un autre coup dur dans une saison qui en a été pleine. Jimmy Butler, qui a marqué 20 points contre Philly, n'a tout simplement plus la même étincelle en ce moment.
Le fait est que ce n'est plus la même équipe des Rockets que Miami avait l'habitude de balayer. Houston est à 42-27 et quatrième à l'Ouest, bien en avance sur le calendrier pour une équipe que beaucoup avaient placée pour la loterie. Ime Udoka les fait jouer avec un certain mordant. Ils viennent de battre les Pelicans 116-107, avec Fred VanVleet qui a marqué 27 points et 11 passes décisives. Non seulement ils gagnent, mais ils gagnent de manière "sale", en épuisant les équipes.
**Les problèmes offensifs de Miami sont plus profonds que Jimmy**
Écoutez, l'attaque du Heat est un désastre. Ce n'est pas juste un seul joueur. Ils tournent à 109,9 points par match sur leurs dix derniers matchs, ce qui les classe 26e de la ligue sur cette période. Ce n'est tout simplement pas suffisant. Bam Adebayo a été solide, avec 21,3 points et 10,1 rebonds par match cette saison, mais il ne peut pas tout faire. L'absence de Tyler Herro, absent depuis la mi-février en raison d'une blessure au pied, les a privés d'un créateur de tirs crucial. Ses 20,8 points par match leur manquent. Et quand leur tir à trois points se tarit, ce qui arrive souvent, ils n'ont pas de plan B. Ils ont tiré à un misérable 30,3% à trois points contre les 76ers.
D'un autre côté, Houston joue avec une confiance qui frise l'arrogance, et c'est contagieux. Alperen Sengun, malgré son absence due à une entorse à la cheville, a donné le ton à cette équipe. Jalen Green a vraiment trouvé son rythme, avec une moyenne de 20,3 points cette saison. Et Dillon Brooks ? Le gars est une menace, même s'il tire parfois trop. Il a contribué 20 points et 8 rebonds contre la Nouvelle-Orléans. C'est une équipe défensive du top 10, qui limite ses adversaires à seulement 108,6 points par match. C'est un mauvais match pour une équipe du Heat qui a du mal à trouver son rythme.
**L'avantage des Rockets sans Sengun**
Certains pourraient dire que l'absence de Sengun nuit à Houston, mais honnêtement, cela les a forcés à jouer plus vite, plus athlétique. Ils s'appuient davantage sur leurs arrières, et ça marche. VanVleet et Green s'épanouissent avec plus de responsabilités. Miami, d'un autre côté, a besoin que quelqu'un se manifeste. Duncan Robinson, qui avait marqué 20 points avec 6 tirs à trois points sur 10 contre les Cavaliers le 20 mars, a considérablement ralenti, ne marquant que 5 points contre Philly. S'il ne marque pas, qui le fera ? Terry Rozier, recruté pour l'attaque, ne tire qu'à 37,9% depuis qu'il a rejoint Miami.
En toute franchise : cette équipe du Heat semble vaincue en ce moment. Ils se battent, mais les tirs ne rentrent pas, et la fatigue mentale se fait sentir. Les Rockets, quant à eux, surfent sur une vague de confiance. Ils sont jeunes, affamés et jouent devant un public qui a enfin quelque chose à célébrer. Attendez-vous à ce que Houston démarre en force.
Je dis que les Rockets non seulement gagnent ce match, mais qu'ils couvrent l'écart confortablement, infligeant à Miami sa quatrième défaite consécutive, et poussant le Heat plus bas dans le classement du tournoi de play-in.