Jamal Murray est rentré chez lui à Toronto vendredi soir, et il a joué comme s'il était chez lui. Le meneur des Nuggets a inscrit 31 points, dont 15 dans le crucial quatrième quart-temps, pour aider Denver à arracher une victoire 121-115 contre les Raptors. Ce fut un match serré, beaucoup plus serré que ce que n'importe qui dans le vestiaire de Denver aurait probablement souhaité.
Écoutez, les Raptors ne sont pas exactement des bêtes de guerre cette saison. Ils sont 12e de la Conférence Est avec un bilan de 23-40. Alors, pour Denver, un prétendant légitime et les champions en titre, de lutter autant à l'extérieur contre une équipe en reconstruction, cela soulève un sourcil. Mais ensuite, vous regardez Murray dans le quatrième quart-temps, réussissant des tirs à trois points en reculant et pénétrant vers le panier, et vous vous souvenez pourquoi cette équipe est si dangereuse. Il a tiré à 12 sur 21 depuis le terrain, dont 5 sur 8 à trois points. C'est le genre d'efficacité dont vous avez besoin de votre deuxième star.
**La domination discrète de Jokic et ses exploits en fin de match**
Nikola Jokic, comme toujours, a fait son travail. Il a terminé avec 28 points, 11 rebonds et 7 passes décisives. Ce n'était pas l'un de ses chefs-d'œuvre en triple-double, mais c'était efficace. Et quand le match était en jeu, à la dernière minute avec 45 secondes restantes et le score à égalité à 115, c'est Jokic qui a pris les choses en main. Il a calmement réussi un tir à mi-distance qui a donné à Denver une avance qu'ils n'allaient pas céder. C'est la marque d'un MVP, réaliser les grandes actions quand elles comptent le plus.
Le problème, c'est que les Nuggets ont laissé les Raptors s'accrocher beaucoup trop longtemps. Toronto a eu une grande soirée d'Immanuel Quickley, qui les a menés avec 29 points et 12 passes décisives. RJ Barrett a ajouté 26 points. Ces gars-là étaient en feu, et la défense de Denver, qui prend souvent des soirées de congé, était certainement en pause par intermittence. Les Raptors ont tiré à 51,1 % depuis le terrain. Vous ne pouvez pas laisser une équipe comme Toronto tirer à plus de 50 % et vous attendre à une victoire facile. Ce n'était pas la clinique défensive que nous avons vue lors des playoffs de l'année dernière.
Voici le coup de gueule : si les Nuggets ne trouvent pas une intensité défensive plus constante, surtout contre des équipes moins talentueuses, ils vont se brûler en playoffs. Ils ne peuvent pas toujours compter sur Murray ou Jokic pour les sortir du pétrin avec des tirs décisifs. Il y a trop de bonnes équipes à l'Ouest qui puniront ces lapses.
**La route à suivre pour Denver**
Le calendrier de Denver ne s'annonce pas plus facile. Ils entrent dans une période difficile, avec des matchs contre Boston, Dallas et Minnesota à venir. Ce sont les matchs qui testent vraiment le tempérament de champion d'une équipe. La victoire de vendredi les pousse à 43-20, les maintenant juste au sommet du classement de la Conférence Ouest. Mais les marges sont extrêmement minces. Seulement un demi-match les sépare des Timberwolves, qu'ils affronteront le 29 mars.
La performance de Murray contre les Raptors a rappelé sa brillance, surtout quand il joue avec cette rage au ventre. Quand il est agressif et qu'il réussit ces tirs, Denver semble inarrêtable. Mais l'équipe dans son ensemble doit resserrer les rangs. Un match à la fois, bien sûr, mais c'était un signal d'alarme déguisé en victoire.
Je vous le dis, si Murray maintient ce niveau d'agressivité offensive jusqu'en avril, les Nuggets seront champions à nouveau.