Parfois, le sport est tout simplement différent. Il y a ces moments qui transcendent la feuille de match, le classement, même la saison. Samedi soir à Omaha en était un. Moins de 12 heures après avoir fait ses débuts en NBA pour les Denver Nuggets, Payton Sandfort était au bord du terrain au CHI Health Center, regardant son jeune frère, Pryce, et les Nebraska Cornhuskers décrocher leur billet pour le tournoi NCAA. Les Huskers ont dominé Michigan State, 76-62, pour couronner une saison régulière remarquable.
Écoutez, Nebraska n'a pas participé à la March Madness depuis 2014, et ils n'avaient jamais gagné un match dans le tournoi depuis… eh bien, jamais. Donc cette année était différente, même avant le quart de finale du Big Ten de samedi. Ils ont terminé la saison régulière avec un bilan de 23-9, leur meilleur record en 26 ans. Keisei Tominaga a marqué 20 points contre les Spartans, rendant cela facile. Mais c'est Pryce Sandfort qui a volé la vedette.
Le fait est que Pryce avait été un joueur de second plan pendant la majeure partie de l'année, avec une moyenne de seulement 5,7 points et 2,9 rebonds en 15 minutes par match. C'est un freshman, qui trouve encore ses marques dans le Big Ten. Mais contre Michigan State, avec des enjeux aussi élevés que jamais cette année, le gamin a livré la marchandise. Il est sorti du banc et a marqué 13 points, réussissant trois tirs à trois points cruciaux. Il ressemblait à un vétéran chevronné, pas à une recrue jouant devant son frère de la NBA. Ses statistiques étaient un record personnel pour la saison, et cela n'aurait pas pu arriver à un meilleur moment.
**Le lien fraternel et la magie de la March Madness**
Payton Sandfort, de son côté, venait de jouer 12 minutes sous le maillot des Denver Nuggets, marquant 4 points et prenant 2 rebonds lors d'une victoire 117-108 contre les Minnesota Timberwolves vendredi soir. La plupart des gars dans cette position, fraîchement sortis de la réalisation d'un rêve de toute une vie, se décompresseraient, peut-être rentreraient chez eux pour se détendre. Pas Payton. Il était sur un vol pour Omaha, parce que c'est ce que fait la famille. C'est le genre de soutien qui construit des champions, pas seulement des stars individuelles.
Et on pouvait le voir sur le visage de Pryce après le match quand il a aperçu Payton dans les tribunes. Un mélange de choc, de joie et de cette admiration de petit frère. C'était pur. Cela vous rappelle que ces gars, malgré les lumières vives et les gros contrats, ne sont encore que des frères. Payton a dit aux journalistes qu'il n'aurait manqué ça pour rien au monde. Il a dit qu'il avait vu le grand tir à trois points de Pryce depuis son siège, et que c'était "mieux que n'importe quel tir que j'ai réussi hier soir". C'est réel.
Voici le truc : Nebraska est une menace légitime dans le tournoi. Ils ont le scoring, ils ont la défense, et maintenant ils ont cette incroyable poussée d'élan. Ils ont marqué en moyenne 77,7 points par match cette saison, un top 50 national. Ils jouent avec l'argent de la maison, vraiment, mais aussi avec un esprit de revanche. Ils ont été négligés trop longtemps.
Mon avis tranché ? Nebraska se rend au Sweet Sixteen. Ils ont le talent, et après la victoire émouvante de samedi, ils ont le genre d'énergie intangible qui peut porter une équipe loin en mars. Et ne soyez pas surpris si Pryce Sandfort, porté par cette vague de confiance et l'inspiration de son grand frère, réussit un ou deux autres tirs décisifs en cours de route.