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Stephen A. Smith doit se calmer : la loyauté de Hart n'est pas le problème

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📅 24 mars 2026⏱️ 4 min de lecture
Publié le 24/03/2026 · Stephen A. s'en prend à Josh Hart pour avoir défendu Mikal Bridges

Stephen A. Smith, que Dieu le bénisse, a encore une fois fait l'une de ses tirades habituelles cette semaine, cette fois-ci visant directement Josh Hart. L'ailier des Knicks a osé défendre son ami, Mikal Bridges, après que Smith ait qualifié Bridges de "faible" pour sa performance contre les Boston Celtics. L'argument de Smith se résumait à ce que Bridges n'était pas une "véritable option numéro un" pour les Nets, et Hart, à ses yeux, était hors de propos de s'y opposer.

Écoutez, je comprends. Stephen A. gagne sa vie avec des opinions tranchées et une indignation théâtrale. C'est sa marque de fabrique. Mais cette tirade particulière a semblé… étrange. Hart ne disait pas que Bridges était le deuxième Michael Jordan. Il défendait simplement un gars avec qui il a joué à Villanova, un gars qui, soit dit en passant, a commencé 471 matchs consécutifs en NBA. Ce n'est pas faible ; c'est durable. C'est un professionnel.

Voici le problème : Bridges n'est pas une superstar. Personne ne prétend qu'il l'est. Son record en carrière en points par match est de 20,1 la saison dernière. C'est un excellent joueur des deux côtés du terrain, un défenseur d'élite qui a enregistré en moyenne 1,1 interception et 0,5 contre en 2023-24. C'est un élément précieux dans n'importe quelle équipe, mais il ne porte pas une franchise. Les Nets, malgré toutes leurs difficultés, le savent. Ils ont construit cette équipe autour de Kevin Durant et Kyrie Irving, vous vous souvenez ? Quand ces gars sont partis, Bridges a été propulsé dans un rôle pour lequel il n'était pas conçu.

La critique de Smith envers Bridges a semblé personnelle, presque comme s'il s'attendait à ce que le gars se transforme comme par magie en une machine à marquer du jour au lendemain. Bridges a tiré à 43,6 % du terrain cette saison, contre 46,8 % l'année précédente. Il a eu des difficultés par moments, absolument. Les Nets ont terminé avec un bilan de 32-50, manquant complètement les playoffs. Il y a beaucoup à critiquer sur leur saison. Mais qualifier Bridges de "faible" et ensuite fustiger Hart pour avoir défendu son ami ? C'est là que Stephen A. perd le fil.

Honnêtement : la loyauté de Hart est en fait une bonne chose. À une époque où les joueurs changent d'équipe comme de chaussettes, voir un gars défendre un ami, même lorsque cet ami se fait rôtir à la télévision nationale, est rafraîchissant. Hart lui-même est un joueur coriace, un gars qui a enregistré en moyenne 9,4 rebonds par match en tant que meneur cette année. Il joue avec une certaine agressivité. Il sait ce que signifie travailler dur. Quand il dit que Bridges n'est pas faible, il parle d'expérience.

Les Knicks, l'équipe actuelle de Hart, viennent de terminer avec un bilan de 50-32 et ont obtenu la deuxième place de la Conférence Est. Ils sont bâtis sur la ténacité et la camaraderie. Pensez-vous que Tom Thibodeau voudrait un joueur qui reste silencieux pendant que ses anciens coéquipiers se font déchirer ? Aucune chance. Les actions de Hart reflètent le genre de mentalité d'équipe qui gagne des matchs.

Mon opinion tranchée ? Stephen A. Smith, malgré tout son tapage, dessert en fait le jeu en décourageant les véritables relations entre joueurs. Le sport, c'est plus que des statistiques et des championnats ; c'est aussi les liens qui se forment sur le terrain et dans le vestiaire. Josh Hart l'a compris. Stephen A. manifestement pas.

Et franchement, si j'étais un joueur, je préférerais avoir un Josh Hart dans mon coin que quelqu'un qui se plie à chaque commentateur télévisé.